La navigation en solitaire ou en double ne peut s’imaginer sans la présence à bord d’un pilote automatique (PA). Qui plus est, si cette navigation est réalisée dans le cadre d’une régate offshore.
Assez rapidement les Conservateurs d’allure alimentés par le vent sont abandonnés au profil des Pilotes Automatiques (PA) utilisant l’électricité puis l’électronique.
On se pose donc 2 questions :
- Qu’elles sont les fonctionnalités et des évolutions des PA ?
- Qui pilote ?
L’idée de quitter le mode archimédien, ou le bateau trace son sillon dans l’océan, vers une sustentation sur des plans porteurs ne date pas d’aujourd’hui.
Le barreur d’un voilier agit en permanence simplement sur la barre (safran) afin de suivre son cap. Sur un dériveur il contrôle aussi l’écoute de grand-voile.
Sur un Foiler il devient un pilote de « A320 » … ce qui signifie qu’il doit en permanence contrôler l’altitude de vol, les assiettes longitudinale et transversale et la vitesse…
Se pose alors la question : Comment se pilote un FOILER intégral ?
25 Novembre 2017… 2 Minutes et 50 secondes de vidéo sur YouTube et le monde de la régate a failli tomber de sa chaise : un bateau volant pour l’America’s Cup de 2021.
La vidéo des NZ est à la fois surprenante et très riche d’enseignements. Il faut noter que certains pensaient même que cette vidéo était un « fake new » !!!
Après quelques jours de travail, je publiai le 30 Novembre 2017, sur le Site de l’UNCL, une analyse de ce projet NZ pour l’America’s Cup :
Le pari fou de la ROUTE du RHUM
La ROUTE du RHUM de 1978, le pari fou de Michel Etevenon, totalement inconnu dans le petit monde de la voile, d’organiser en plein hiver une course entre la Bretagne et les Antilles (3500 milles) ouverte à tous les marins.
Durant la semaine et le jour du départ une foule immense et totalement inattendue envahit Saint-Malo, le Cap Frehel et le plan d’eau.
En 1978, pas de suivi de la route de concurrents, le seul moyen : Saint Lys Radio en ondes courtes…
Mais Michel Etevenon à la baraka, 98 secondes sépareront au bout de 23 jours de mer, le 1er , un trimaran jaune de 11m, du 2nd, un monocoque de 21m. La légende est née.
Les FOILS et la Jauge IRC (vaste débat du début des années 2000)
Tout s’est déclenché avec les premiers foils sur les IMOCA et aussi la demande des architectes américains REICHEL-PUCH au sujet de leur dessin de WILD OATS XI (100’) nouvellement équipé d’un « Foils type DSS ». Certes ce « Foils » ne permettait de voler mais il améliorait le moment de redressement.
L’IRC, système de Jauge de monocoques Offshore, a rapidement compris que l’étude de l’impact de ces surfaces sustentatrices devait être abordé.
Il est rapidement apparu qu’un Foiler qui par définition vole entièrement au-dessus de l’eau, ne relevait plus des lois archimédiennes qui sont la base du calcul du handicap (Jauge IRC).
L’ensemble de ces réflexions dans le document suivant :