De la navigation vélique archimédienne à la navigation vélique en sustentation sur des foils.
Comment sommes-nous passés de l’idée de se déplacer en utilisant un engin flottant sans pour autant connaitre les lois qui lui permettaient de flotter, à celles de la sustentation sur l’eau basée sur les lois de l’aérodynamisme ?
Pourquoi depuis plus de 3000 ans la technologie relative à la mobilité dans l’environnement maritime passionne ?
Cette étude de près de 100 pages a été publiée (en kiosque) en juin 2025 dans un Numéro Spécial de COURSE au LARGE.
Ce numéro est aussi disponible sur le site de Course au Large.
Ci-dessous un lien pour télécharger le document au format PDF (en français ou en anglais).
La régate se met à rêver d’océans.
Pour évoquer l’architecture des voiliers offshores qui ont marqué ce siècle, il faut d’abord planter le décor.
En effet, au début de 20ième siècle, les régates, bien qu’elles existent depuis un peu plus de 50 ans, se limitent à des navigations diurnes dans l’environnement côtier.
L’architecture navale est un art et donc une œuvre de l’esprit, elle traversera ce 20ième et début du 21ième siècle de manière non linéaire. Le fait de dépendre de l’environnement maritime et des chapelles perturberont les perceptions des évolutions.
Cet ouvrage de quelques 300 pages, explique le passage des carènes créées par les architectes dans cet environnement très complexe.
Le départ au lof résulte toujours d’une perte de contrôle de la trajectoire du bateau
Le départ au lof résulte toujours d’une perte de contrôle de la trajectoire du bateau
Par analogie avec la voiture, on peut évoquer une sortie de route. Les raisons de cette perte contrôle sont multiples : Erreur de pilotage – Mauvais réglage de la voilure – Décrochage du safran – Enfournement de la carène – Vague scélérate – etc…
Alors pourquoi, lorsque le bateau se trouve couché sur l’eau (Gîte 70°, 80°… peut-être rarement 90°) ET que le vent n’a plus aucune action pour augmenter cette gîte, le mat passe alors sous l’eau et la gîte augmente jusqu’à atteindre l’angle de chavirage ?
L’étude ci-dessous apporte une réponse à ce phénomène.
Lors du VENDÉE GLOBE 2020/21 on a beaucoup parlé des Foils sur les Monocoques IMOCA et de leurs contre-performances, par rapport notamment au bateau de Jean LE CAM qui était équipé de dérive basique.
Mon ami Robert LAINÉ s’est penché sur le problème a livré ses conclusions dans la revue SEAHORSE.
Avec son accord j’ai traduit et repris la mise en page car mon blog n’est pas tributaire de l’espace papier d’un magazine.
L’étude de Robert est très intéressante, car elle aborde scientifiquement des points souvent occultés.
REVENIR à l’ENDROIT après un CHAVIRAGE en CLASS 40.
Vaste débat et question intéressante que l’on peut formuler comme suit :
Un CLASS 40 peut-il revenir de la position à l’envers, (après avoir chaviré) à la position normale à l’endroit (gîte 0°) comme l’exige la réglementation OSR (World Sailing) (catégorie 0 – type parcours Vendée Globe-) ?
Une des prochaines courses autour du monde en CLASS 40, « THE RACE AROUND « , partira de La Rochelle en 2023 sur un parcours identique à celui du Vendée.
La presse spécialisée ne parle que d’étrave spatulée, d’architecture Scow, qui seraient désormais la quintessence en Course au Large
En 2011, David Raison propose une carène de Mini 650 à « nez rond » et surprend en gagnant le Mini 2011.
Le bateau confirme sa suprématie les années suivantes. A cet instant les crayons s’énervent.
Cette évolution de la carène autorise de très importants gains de vitesse.
Ci-dessous le « pourquoi du comment » de ces formes SCOW :